
Dimanche 6 décembre 2009, dans le stade des Martyrs de
la Pentecôte à Kinshasa, le cardinal Godfried Daneels, archevêque de
Malines-Bruxelles, en Belgique, a présidé la messe de clôture de la
célébration du double jubilé des 50 ans de l’érection de la hiérarchie
épiscopale locale au Rwanda, au Burundi et en RD Congo et des 25 ans de la
création de l’ACEAC, l’association des conférences épiscopales des trois
pays des Grands lacs africains. 13 diacres et 278 prêtres entouraient
l’autel où concélébraient aussi 56 évêques venus du Congo-Brazzaville, de
France, de Belgique, et bien sûr, du Rwanda, du Burundi et de la RD Congo.

Le cardinal Daneels a notamment donné lecture du
message de félicitation et d’encouragement transmis par le Secrétaire d’Etat
le cardinal Tarcissio Bertone au nom du Saint-Père. L’homélie, l’archevêque
de Malines-Bruxelles a commenté les lectures de la messe du deuxième
dimanche de l’Avent. Il a fait ressortir l’appel à la conversion suivant
Jean-Baptiste mais aussi l’appel à garder une vision comme chez le prophète
Baruch. Eglise du Rwanda, du Burundi et de la RD Congo, quitte ta robe de
tristesse, a martelé le cardinal Daneels, souhaitant que les trois Eglises
et les trois pays qui ont connu bien des problèmes fixent leur regard sur le
Seigneur qui vient, que ces Eglises rendent gloire à Dieu qui leur a donné
la croissance. Sur cette croissance, l’archevêque de Malines-Bruxelles
trouve que l’heure est venue où les Eglises particulières d’Afrique et
d’Europe méritent vraiment de se considérer en Eglises-sœurs et de réfléchir
ensemble sur la meilleure collaboration.

Toutes les allocutions prononcées en fin de
l’eucharistie ont retenti de joie et d’action de grâce, de remerciement.
Elles sont venues du président de la conférence épiscopale nationale du
Congo, Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe. Puis de l’archevêque de
Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo. Et du président de l’Association des
conférences épiscopales d’Afrique Centrale, l’archevêque de Gitega, au
Burundi, Mgr Simon Ntamwana. Il a demandé que l’on se donne la main. Et il a
souhaité que ce symbole signifie la fin de la guerre entre les peuples.

Les autorités politiques présentes à la messe du Stade
des Martyrs de Kinshasa ont remercié l’Eglise catholique pour son œuvre en
faveur du développement des peuples, la paix et la réconciliation. Que les
bénédictions reçues apportent le retour de la paix dans les trois pays, tel
était le souhait d’Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale de la
RD Congo, représentant du président de la République Joseph Kabila.



Le chargé d’affaires du Rwanda a souligné combien
l’Eglise est un partenaire important dans la réconciliation et l’encadrement
de la jeunesse. La chargée d’affaires du Burundi a révélé que le Burundi,
pays laïc, qui compte 92 % des catholiques, compte sur leur foi pour bâtir
la paix.