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Le cardinal Laurent Monsengwo, prêchera la retraite de carême au Vatican |
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Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, vient d’être choisi par le pape Benoît XVI pour prêcher la retraite de carême au Vatican. L’archevêque de Kinshasa, est le troisième cardinal africain à prêcher la retraite au Vatican.
Depuis l’élection de Benoît, le cardinal-archevêque de Kinshasa, est le deuxième cardinal africain à être appelé à cette mission. En 1984, la prédication de la retraite de carême au Vatican, avait été confiée par Jean-Paul II au cardinal Alexandre do Nascimento, archevêque de Lubango, en Angola. En 1982, l'archevêque avait été enlevé par la guérilla puis relâché après un appel public de Jean-Paul II, qui l'avait « créé » cardinal l'année suivante.
Dans le sillage de son voyage au Cameroun et en Angola, le pape avait, en 2009, confié la prédication de la retraite au cardinal nigérian Francis Arinze, alors âgé de 76 ans, et préfet émérite de la Congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements.
La retraite sera prêchée en présence du pape en la chapelle Redemptoris Mater du Vatican sur le thème La communion des chrétiens avec Dieu. Ce thème est tiré de la première Lettre de Saint Jean : « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ ». La retraite commencera le dimanche 26 février 2012 et se terminera le samedi 3 mars. Pendant cette semaine, les engagements publics du pape seront suspendus.
Radio Vatican salue la personne du cardinal Monsengwo « un prélat toujours très engagé en faveur du dialogue, de la réconciliation, et de la défense des droits des personnes ». |
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Deux nouveaux évêques auxiliaires pour l'Archidiocèse de Kinshasa |
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Benoît XVI vient de nommer deux évêques auxiliaires pour l’archidiocèse de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC) : Mgr Timothée Bodika Mansiyai, 50 ans, et Mgr Sébastien Muyengo Mulombe, 53 ans. Mgr Bodika Mansiyai Mgr Timothée Bodika Mansiyai, Prêtre de Saint-Sulpice (P.S.S.), est né à Kinshasa en 1962. Il a fait sa théologie au séminaire de Kinshasa et il a été ordonné prêtre en 1990. Il a ensuite complété ses études à l’Institut Catholique de Toulouse, où il a obtenu un doctorat en Théologie morale. De 2007 à 2010, il a été recteur du grand séminaire de Philosophie Saint-André Kaggwa et professeur de Philosophie. Depuis deux ans, il était recteur du grand séminaire Bienheureux Jean XXIII où il enseignait la Théologie morale. Mgr Timothée Bodika Mansiyai est membre du Conseil général de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice.
Mgr Muyengo Mulombe Mgr Sébastien Muyengo Mulombe, est né à Bukavu 1958. Il a fait sa théologie au séminaire de Kinshasa et il a été ordonné prêtre en 1986. Il a ensuite poursuivi ses études en France, à l’Institut Catholique de Toulouse où il a obtenu un doctorat en Théologie Morale. Il a exercé son ministère notamment comme recteur du grand séminaire de Théologie Bienheureux Jean XXIII de 1999 à 2008. Mgr Muyengo Sebastien était jusqu’à présent doyen de la faculté des communications sociales à l’université catholique de Kinshasa |
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Le peuple congolais a faim et soif de Justice et de Paix |
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Le courage de la vérité (cf. 2Cor7, 14)
Message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO aux fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais
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Introduction
1. En ce début de l’année 2012, que Dieu bénisse le peuple congolais et qu’il le garde ! Qu’il lui montre un visage bienveillant et plein de grâce ! Que Dieu lui manifeste sa bonté et qu’il lui accorde la paix ! (cf. Nb 6, 24-26).
2. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire à Kinshasa du 09 au 11 janvier 2012, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), avons, dans un travail concerté, analysé le rapport d’observation électorale menée par notre Eglise. Dans la prière et dans la foi en l’avenir heureux de notre pays, nous adressons ce message à nos fidèles et à l’ensemble du peuple congolais pour tirer des leçons du processus électoral en cours.
Acquis du processus électoral
3. Nous saluons la détermination de notre peuple qui, le 28 novembre 2011, a fait preuve de maturité et de civisme en se rendant nombreux aux urnes et parfois dans des conditions pénibles pour désigner souverainement ses gouvernants. Nous félicitons notre Gouvernement qui a réussi à financer en grande partie ces élections. Cela montre que nous pouvons réussir la construction de notre pays si nous y mettons les moyens et la bonne volonté. Nous ne saurions taire les efforts déployés par la CENI pour réussir, d’un point de vue logistique, le déploiement des matériels électoraux en bravant bien des défis dans notre vaste pays aux infrastructures de communications défectueuses. Nous félicitons également tous les observateurs et témoins électoraux qui ont consenti de multiples sacrifices pour remplir leur tâche.
Défaillances
4. Cependant, le traitement du fruit de ce travail a déçu plus d’un congolais. Dans notre message du 25 février 2011, intitulé « Année électorale : Que devons-nous faire ? (Ac 2, 37) », nous souhaitions vivement que ces élections se déroulent dans la transparence, la vérité et la paix afin d’inscrire notre pays dans le registre des nations respectables et dignes[1]. Dans l’Appel du 3 décembre 2011, la CENCO, tout en rappelant qu’elle n’avait pas pour objectif de publier des résultats que, par ailleurs, sa mission d’observation électorale n’a pas, invitait le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir impérativement à la vérité des urnes. Dans la Mise au point de son Secrétariat général, le 8 décembre 2011, la CENCO a relevé des éléments positifs du processus électoral mais aussi elle a épinglé des irrégularités et des faiblesses inquiétantes. C’est dans cette même logique que, le 12 décembre 2011, s’inscrivait la Déclaration du Cardinal Archevêque de Kinshasa qui, au vu de ces irrégularités et faiblesses, a dénoncé la non conformité à la vérité et à la justice des résultats provisoires publiés par la CENI.
5. Aujourd’hui, il ressort du rapport final de la mission d’observation électorale de la CENCO et des témoignages recueillis de divers diocèses et d’autres sources que le processus électoral s’est déroulé, à beaucoup d’endroits, dans un climat chaotique. L’on a noté plusieurs défaillances, des cas de tricheries avérées et vraisemblablement planifiées, de nombreux incidents malheureux entraînant mort d’homme, des cafouillages, et, à certains endroits, un climat de terreur entretenu et exploité à dessein pour bourrer les urnes. Ce n’est pas tout. Ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C’est une honte pour notre pays.
6. Eu égard à ce qui précède, nous estimons que le processus électoral a été entaché de graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats publiés. Nous demandons aux organisateurs d’avoir le courage et l’honnêteté de tirer les conséquences qui s’imposent. Car, reconnaître ses erreurs est une preuve de grandeur. Mais si l’on prend le risque de continuer à gouverner le pays par défi, les tensions intérieures plus ou moins maîtrisées à court terme culmineraient, tôt ou tard, dans une crise grave et difficile à dénouer. Il est donc indiqué que dans une démarche inclusive, l’on privilégie la voie du dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation congolaise. C’est l’heure du courage de la vérité.
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Dernier jour de l'assemblée Pléniaire extraordinaire des évêques |
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Les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo clôturent leurs travaux aujourd'hui.
Jeudi 12 janvier 2012 à 18 heures, ils célébreront une messe à la cathédrale Notre
Dame de Lingwala; à cette occasion, ils rendront public leur déclaration. |
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Début de l'Assemblée pléniaire extraordinaire des évêques de la RD Congo |
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Les évêques de la RD Congo sont réunis au Centre Caritas de Kinshasa pour une Assemblée pléniaire
extraordinaire. Les échanges porteront sur le processus électoral du 28 novembre 2011. Aujourd'hui
les travaux ont commencé par une messe d'invocation à l'Esprit-Saint, présidée par Mgr Nicolas
Djomo, évêque de Tshumbe et Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).
Dans le courant de la journée, les évêques se réuniront à huis clos pour débattre de la question.
L'Assemblée extraordinaire se tiendra du 9 au 11 janvier 2012. |
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5ème anniversaire du décès du cardinal Frédéric Etsou |
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Le cardinal Laurent Monsengwo Pasigna a célébré ce samedi à Kinshasa, une messe à l'occasion
du cinquième anniversaire du décès du cardinal Frédéric Etsou. Prêtre de CICM, archevêque de
Mbandaka-Bikoro, puis cardinal-archevêque de Kinshasa, Le cardinal Fédéric Etsou était un homme
de prière et de conviction, homme d'action, serviteur infatigable de l'Eglise, il a beaucoup contribué
à l'inculturation de notre Eglise particulière de la RD Congo.
Frédéric Etsou est le deuxième cardinal de la RD Congo, après le cardinal Joseph Malula. Il est
mort le 06/07/2007. |
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Invitation à l'Assemblée Pléniaire Extraordinaire |
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- A Son Em. Laurent Cardinal MONSENGWO,
Archevêque de Kinshasa
- A LL.EE.NN.SS. les Archevêques et
Evêques de la CENCO ( TOUS)
Eminence,
Excellence,
Son Excellence Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de Tshumbe et Président
de la CENCO a chargé le Secrétariat Général de la CENCO de vous inviter à une assemblée
Plénière extraordinaire que la CENCO tiendra du 09 au 11 janvier 2012, au Centre d'Accueil
Caritas à Kinshasa.
L'ordre du jour comprendra principalement l'échange sur le processus électoral
de novembre dernier.
En vous souhaitant un Joyeux Noël, je vous prie d'agréer, Eminence, Excellence,
l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués en Notre seigneur Jésus-Christ pour
la gloire de Dieu et le salut du monde.
Abbé Donatien NSHOLE
1er Secrétaire Général Adjoint de la CENCO |
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Mise au poin du Secrétariat Général de la Cenco sur les élections |
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CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO
Secrétariat Général
BP. 3258 – Kinshasa /Gombe
Tél. : 00243 998 24 86 99
E –mail :
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République Démocratique du Congo
MISE AU POINT DU SECRETARIAT GENERAL DE LA CENCO SUR L’OBSERVATION ELECTORALE PAR L’EGLISE CATHOLIQUE
1. Le Secrétariat Général de la CENCO a pris connaissance de l’article intitulé « L’Eglise Catholique en accord avec les résultats de la CENI et le bon déroulement du scrutin », paru dans le site www.ambardc.eu (qui serait celui de l’Ambassade de la RDC en Belgique) le mercredi 07/12/2011. Dans cet article il est entre autres affirmé que « les témoins de l’Eglise catholique sont à 97,6% d’accord avec les résultats publiés jusque-là par la Commission Electorale Nationale Indépendante ». Indigné par cette extrapolation, le Secrétariat Général de la CENCO se fait le devoir de lever l’équivoque et de fixer l’opinion, une fois pour toutes, sur cette question.
2. En effet, les données exploitées par l’auteur de l’article susmentionné se réfèrent à l’observation de 47% des 3000 bureaux couverts par 6000 observateurs de la CENCO, soit un échantillon de 1410 bureaux de vote sur les 63865 prévus par la CENI. Cela ne représente que 2,2% de l’ensemble des bureaux légalement prévus par la CENI sur tout le territoire national. Le plus regrettable, c’est que l’auteur de l’article se contente d’une pêche à la ligne et d’un choix très tendancieux allant jusqu’à déformer la vérité.
3. De cette observation de la CENCO, l’on peut relever les éléments positifs suivants :
- 94% des observateurs de la CENCO ont eu libre accès aux bureaux de vote.
- Par rapport à la présence des agents électoraux dans les bureaux de vote, 84% de bureaux de vote étaient dans les normes, c’est-à-dire, il y avait entre 3 et 5 agents.
- 97,9% des urnes étaient exhibées vides au début du processus.
- Dans 93,8% de bureaux, les isoloirs étaient disposés selon les normes.
- De l’avis des observateurs, 97,6% des résultats de la présidentielle affichés aux bureaux de vote étaient conformes à ceux observés. Il doit être bien compris qu’il ne s’agit pas des résultats partiels publiés par la CENI, mais bien plutôt de ceux affichés devant les bureaux de vote.
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Point de presse de Mgr Nicolas DJOMO, Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo |
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APPEL DU COMITE PERMANENT DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO) FACE A LA SITUATION ACTUELLE DU PAYS
1. Dans le but de consolider la démocratie dans notre cher pays, la République Démocratique du Congo, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) s’est résolument engagée dans l’accompagnement du processus électoral. Dans les limites de ses moyens, elle s’est investie dans l’éducation civique de la population. Et, en vue d’assurer tant soit peu la transparence et la vérité des élections dans un climat apaisé, elle a déployé 30.000 observateurs électoraux sur une bonne partie de l’étendue du territoire congolais. Puisqu’il était établi que ces observateurs soient déployés deux à deux dans chaque bureau, ils n’ont pu couvrir que 23, 9 % de l’ensemble des bureaux prévus. Jusqu’à ce jour, sur 6000 observateurs équipés de moyens modernes de communication, la CENCO a enregistré 46 % des réponses sur base desquelles, dans le cadre de sa mission d’accompagner la population congolaise dans l’affermissement de la démocratie, elle fait les considérations suivantes.
2. A l’issue de son observation électorale, la CENCO félicite les Congolaises et les Congolais pour leur implication remarquable dans le déroulement du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre 2011. En effet, le peuple Congolais y a participé très nombreux, d’une manière active et vigilante. Cette participation responsable est une preuve incontestable que le Souverain primaire a mûri sa conscience et sa responsabilité civiques et qu’il a compris le bien fondé du vote dans la démocratie.
3. Tout en reconnaissant l’effort déployé par la Commission Electorale Indépendante (CENI) pour la tenue des élections à la date prévue dans des conditions très difficiles, la CENCO note cependant que des irrégularités, des tentatives de fraude et des scènes de violence ont été observées et signalées par ses observateurs. L’on a malheureusement enregistré des pertes en vies humaines. La CENCO présente ses condoléances à toutes les familles des victimes et leur assure de ses prières. Ces faits déplorables doivent interpeler notre gouvernement, la CENI, les acteurs politiques et la population congolaise tout entière. Les quelques limites ici soulignées constituent des défis à relever dans l’avenir au niveau de l’organisation, du respect scrupuleux des procédures, de la sécurisation et de l’éducation civique des électeurs par les partis politiques et par la CENI.
4. La CENCO invite instamment le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir impérativement à la vérité des urnes telle qu’exprimée et affichée au niveau des bureaux de vote. Pour garantir la sérénité et la crédibilité des résultats, comme le stipule la loi électorale à son article 63, la publication partielle devrait mentionner le nombre d’enrôlés, de votants, de bulletins nuls et de voix obtenues par chaque candidat. La CENCO demande que les cas des fraudes avérés soient sévèrement punis et qu’une réparation équitable soit exigée des auteurs.
5. La CENCO invite celui qui aura effectivement remporté le scrutin selon la vérité des urnes à éviter tout triomphalisme. Dans une démarche inclusive, privilégiant les vertus du dialogue au service du bien commun et de l’intérêt supérieur de toute la nation congolaise, qu’il gouverne la RD Congo de manière à consolider la démocratie et à permettre à notre pays de s’atteler à l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous ses habitants.
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