|
Activités
Protection
des personnes en danger pendant la guerre.
1996 : Guerre contre le
régime de Mobutu
Lorsque les troupes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi attaque
d’abord les camps des réfugiés Hutu à Goma et à Bukavu
puis, les positions militaires du Gouvernement Zaïrois, à
Kinshasa la capitale, les ressortissants rwandais et burundais,
sans distinction aucune, sont pris à partie. Leurs maisons sont
brûlées, leurs biens pillés par des voisins qui les accusent
d’être en intelligence avec les régimes de leurs pays
respectifs pour occuper le Zaïre. Les personnes ainsi visées
étaient menacées de mort. La CEJP a pris leur défense
d’abord en leur assurant une protection au centre inter diocésain
et dans plusieurs couvents de la ville. Ensuite, la CEJP a joué
la médiation avec les services de l’Etat pour permettre
à ces personnes menacées de quitter le Zaïre.
Près de 1000 familles ont ainsi été protégées.
1997: Durant
la guerre de libération
Pendant l’avancée des troupes de la coalition formée entre
le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et des rebelles Zaïrois, les
soldats rwandais et burundais Tutsi, massacraient des milliers
de réfugiés Hutu rwandais et burundais dans les camps. Un
groupe de religieuses et des prêtres Hutu se trouvant à
Shabunda dans le Diocèse de Kasongo, a lancé un SOS. Le
Saint-Siège, par la voie de la Nonciature apostolique a chargé
la CEJP de tirer ces consacrés du guêpier. On a ainsi sauvé
la vie de 54 religieuses et 3 prêtres. Les neuf qui avait pris
du retard à quitter le camp ont été massacrées à Shabunda.
1998 : Guerre contre
le régime de Laurent-Désiré Kabila
L’alliance de 1996 se fissure une année après la prise de pouvoir en
mai 1997. Le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda lancent une
attaque contre le régime de Laurent-Désiré Kabila avec
l’appui des anciens dignitaires du régime de Mobutu. Comme en
1996, les originaires du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda,
sont accusés de complicité avec leurs gouvernements. La CEJP a
repris les opérations de protection des familles entières.
Cette fois, avec le concours du Gouvernement à travers le
Ministère des Droits humains et la Police, plus de 3000
personnes sont protégées à Kinshasa. Grâce à la solidarité
internationale, trois quarts d’entre eux ont pu quitter le
pays. Il en reste encore quelques centaines, internés au site
de l’INSS à la
cité Mama Mobutu, à l’Ouest de la ville. Le Secrétaire de
la CEJP y assure jusqu’à ce jour l’accompagnement
spirituel.
Prix de droits de l’homme de la
République française
En 1999, la CEJP a gagné le prix des droits de
l’homme de la République française pour le soutien apporter
aux personnes vulnérables, déplacés de guerre et victime de
l’exclusion raciste et xénophobe vivant à Kinshasa.
Activités
avenir
|