
L’archevêque de Kisangani,
Mgr Marcel Utembi, organise du 2 au 4 février 2010 à Kisangani, une
conférence de chefs religieux pour réfléchir sur la présence, dans le nord
de la Province Orientale, du groupe rebelle ougandais de l’Armée de
Résistance du Seigneur, la LRA.
Les rebelles ougandais
incendient des maisons, massacrent des populations, mutilent, violent,
enlèvent des enfants et font d’eux des miliciens, des esclaves sexuels ou
des transporteurs de butins. L’Etat congolais agit dans la mesure de ses
moyens, mais le résultat escompté dans la sécurité et la restauration de la
paix n’est pas encore à portée de la main.
Des évêques catholiques,
des pasteurs protestants et anglicans viendront ainsi de l’Ouganda, du
Soudan, de la République Centrafricaine et de la RD Congo. Les évêques
congolais viendront des cinq diocèses qui souffrent depuis cinq ans de la
violence des rebelles ougandais. Ce sont les diocèses de Mahagi-Nioka,
Dungu-Doruma, Isiro-Niangara, Buta et Bondo. Ce sont cinq des neuf diocèses
de la Province ecclésiastique de Kisangani, dont Mgr Utembi est l’archevêque
métropolitain.
Pour l’archevêque de
Kisangani, la conférence, organisée avec l’appui de Pax Christi
Internationalis, permettra aux chefs religieux de s’impliquer de très
près dans l’étude et l’analyse de la problématique LRA. Les chefs religieux
cherchent ensemble des voies et moyens de la paix en réunissant des éléments
afin d’apporter leur contribution et proposer à l’Etat leur expertise dans
la restauration de la paix.
Depuis cinq ans, le groupe
rebelle ougandais a pris une configuration régionale. Il faut donc trouver
une solution régionale, estime Mgr Marcel Utembi Tapa.